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Homme qui danse sur son bureau au travail. Ses collègues l'encouragent.

Les 8 bonnes idées pour vous faire licencier

Vous manquez d’inspiration pour vous faire licencier ? On a compilé pour vous quelques bons motifs (très) originaux pour entrer à jamais dans le cœur de vos employeurs et sortir pour toujours de leurs murs.

L’éructation et les flatulences sont incompatibles avec un environnement de travail sain  

Un salarié s’amusait à éructer (roter) ou flatuler (péter) de façon non dissimulée et cela créait des perturbations sonores (et certainement olfactives) pour les autres salariés de l’entreprise. Ces perturbations étaient réalisées pour embêter les collègues de travail et cela générait des conflits récurrents avec eux. Bien qu’il ait été rappelé à l’ordre à plusieurs reprises, le « flatuleur » a choisi de continuer envers et contre tous. La Cour d’appel de Versailles dans un arrêt du 22 mars 2012 a considéré que c’était une cause de licenciement réelle et sérieuse.

Double peine en cas d’excès de vitesse !

Dans une décision du 28 février 2018, la Cour de cassation a considéré que le fait de perdre son permis de conduire pour un technicien d’intervention, suite à de nombreux excès de vitesse, était une cause réelle et sérieuse de licenciement. Première peine. Mais vous savez bien que normalement, en cas de licenciement, le salarié a droit à un préavis, travaillé ou indemnisé. Eh bien, dans le cas de ce technicien, les juges ont considéré qu’il ne pouvait plus travailler par sa faute, et donc de réaliser son préavis, l’employeur n’avait pas besoin de l’indemniser. Double peine!

La banane de trop

Fin 2016, un jeune homme avait été surpris mangeant une banane dans la réserve d’une grande enseigne d’hypermarché. Il a été immédiatement mis à pied, avant d’être licencié pour faute grave. À la suite de l’énorme scandale médiatique que cela avait déclenché, la grande enseigne a préféré passer un accord avec son ex-salarié plutôt qu’attendre la décision des Prud’hommes.

Messieurs, prière de garder vos attributs dans votre pantalon

La Cour d’appel de Lyon dans une décision du 12 janvier 2007 a jugé que le fait de sortir (en public) son sexe de son pantalon était une faute grave, quelle que soit la raison de cette sortie. De plus, cette sortie étant incompatible avec le maintien du salarié dans l’entreprise, il n’avait pas pu bénéficier d’une période de préavis.

Ça vous en bouche un coin ?

Si jamais il vous vient à l’idée de boucher les toilettes de votre employeur avec du sopalin et de laisser les robinets grands ouverts, sachez que c’est considéré comme une faute grave, d’après la Cour d’appel d’Orléans, dans une affaire jugée le 8 novembre 2011.

Facebook, meilleur ami de la productivité

Le fait de se connecter quasi quotidiennement à Facebook, plusieurs fois par jour pendant les heures de travail, ne permet pas de se consacrer correctement à son travail dans l’entreprise. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est la Cour d’appel de Pau dans une décision du 13 juin 2013.

Internet, meilleur ami ex aequo de la productivité

La Cour d’appel de Rennes a jugé que le fait de se connecter pendant 20% de son temps de travail sur « des sites tels que Facebook, Banque personnelle, Picasa, Le Bon Coin, Voyages et pour la moitié du temps sur des sites en rapport avec les 4×4 » justifiait un licenciement. Saluons cette personne qui passait quasiment une heure par jour sur des sites de 4×4.  #passiongrossevoiture

En faire une histoire personnelle

Votre patron peut accéder à vos fichiers et mails professionnels. Cependant, il n’a en principe pas accès à vos documents, fichiers et mails identifiés par vous comme étant personnels, sans votre autorisation ou en dehors de votre présence. Sachant cela, un petit malin, salarié à la SNCF, avait eu la bonne idée de nommer le disque dur de son ordinateur professionnel « données personnelles » pour que son employeur n’ait pas le droit d’y accéder. En fait, l’employeur avait constaté, à l’insu du salarié, que ce dernier stockait 1562 fichiers pornographiques, ainsi que de fausses attestations réalisées en contradiction complète avec les règles de la SNCF. Ce salarié avait été licencié pour faute grave, et il avait contesté son licenciement, en disant que l’employeur n’avait pas respecté le secret des correspondances et de la vie privée au travail. Dans un arrêt du 4 juillet 2012, la Cour de cassation a validé son licenciement pour faute.

Deux bonus, juste parce que c’est le 1er avril

Accident de travail sur la piste de danse : un salarié en déplacement en Chine déclare à son employeur avoir été victime d’un accident du travail survenu dans une discothèque à 3 heures du matin, après avoir glissé en dansant. Son employeur n’est pas du tout du même avis, mais transmet sa déclaration à la sécurité sociale avec des réserves.  Après enquête, la caisse décide de prendre en charge l’accident, en tant qu’accident du travail. Samedi, si vous vous blessez dans un bar, n’oubliez pas d’envoyer la facture à votre employeur !

Le lancer de nain : l’arrêt classique et ô combien connu et chéri par les étudiants de droit, rendu par le Conseil d’État, l’arrêt « commune de Morsang-sur-Orge » est sûrement une des décisions les plus croustillantes de la haute juridiction administrative. L’histoire : Manuel Wackenheim (personne de très petite taille) se faisait lancer tous les week-ends dans des discothèques. Le but était d’être lancé le plus loin possible, sans élan, dans une combinaison de football américain, sur un matelas, le tout moyennant finances, bien entendu. Pour l’intéressé, qui avait trouvé là son moyen de subsistance, c’était absolument sans risque. Il y avait même eu un record du plus long lancé: 3.92 m, un exploit puisque Manuel faisait quand même un bon 55 kg. Le maire de la commune, n’appréciant pas du tout cette pratique, avait décidé de l’interdire, par un arrêté municipal. Et M. Wackenheim, bien décidé à ce qu’on le laisse être lancé en paix, avait saisi le tribunal administratif. Ce dernier lui avait donné raison. L’affaire était allée jusqu’au Conseil d’État qui avait jugé au final que le lancer de nain était contraire au principe de la dignité humaine et que le maire avait donc le droit de l’interdire.

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